HISTOIRE DU MIME

A LIRE: « Une saga du mime » de Pinok et Matho Ed Riveneuve

Antiquité

Grèce

« … primitivement le mime était à la fois un acteur et un genre de comédie imitative, ce qu’on nommerait maintenant la parodie. On suppose que l’inventeur de cette forme théâtrale fut le poète grec Sophron, de Syracuse (~Ve siècle). Il n’est pas exclu pourtant que le mime ait existé plus tôt. C’était, à ce qu’on croit, un drame muet dont l’acteur exécutait l’action uniquement par des attitudes et des mouvements, sur les conseils de l’auteur. »

(Histoire des spectacles. Le mime, chapitre de Tristan Rémy)

Rome

« A Rome à la fin du 1er siècle av. J.-C, Bathylle, un esclave affranchi par Mécène, porte au sommet un art nouveau. L’acteur Pylade, venu de Cilicie, l’aurait initié à ce genre de spectacle qu’il tenait des saltateurs grecs et dont il aurait fixé les conventions: la pantomime. Par la suite, les deux acteurs devinrent concurrents et se lancèrent des défis devant des théâtres combles. »

[…] »La pantomime est un ballet tragique joué par un seul acteur qui mime en dansant les différents personnages de la fable mythologique portée à la scène. »

(Dictionnaire du théâtre, « La pantomime romaine » de Florence Dupont)

Moyen-Age

« Le mime pénètre en Gaule à la faveur de la conquête romaine. […] Charlemagne les met hors la loi. Les conciles les condamnent. […] la profession elle-même devint une exception. »

[…] « Au Moyen âge, mimes et ménestrels restent confondus. […] N’ayant plus d’arène pour s’exprimer, le mime est devenu un artiste ambulant, imitateur, donc illusionniste et bientôt escamoteur, jongleur qui va de foire en foire, de fêtes civiles en fêtes religieuses, donne des représentations sur les places publiques ou chez les seigneurs. »[…]

(Histoire des spectacles. Le mime, chapitre de Tristan Rémy)

XVIe siècle

[Les Parodies populaires.] »c’étaient de véritables farces dans lesquelles tous les types étaient mis en scènes: faux savants, bravaches traîneurs de rapière, hôteliers goguenards, courtisanes ou laquais rusés, barbiers polyglottes  et bredouillants, fiancées déniaisées et bordelières enjouées. »

« Dans la […] commedia dell’arte, tous ces types […] prendront des noms: Arlequin, Polichinelle, Cassandre, Colombine, Matamore, Rizzinante, Rhinocéronte, […] qui créeront la confusion, au XIXe siècle, quand le mime reparaîtra dans un genre uniquement muet. »

(Histoire des spectacles. Le mime, chapitre de Tristan Rémy)

XVIIe siècle

[…]   » le genre pantomime semble avoir disparu des scènes agréées du XVIIe siècles. »

« C’est dans les foires de Saint Laurent et de saint Germain que les pantomimes vont réapparaître. »

(Dictionnaire du théâtre. « La pantomime » de J.P. Sarrazac)

XVIIIe siècle

 […] « c’est à une réglementation de la concurrence que l’on doit, au début du XVIIIe siècle, la naissance d’un nouveau genre de pantomime. Au moment de l’expulsion de la Comédie-Italienne par Madame de Maintenon en 1697, les acteurs de la Foire vont tenter de reprendre à leur compte masque et canevas. Mais le théâtre est soumis au régime des privilèges et les autorités veillent afin de protéger les troupes permanentes de la concurrence. Les troupes itinérantes comme le théâtre Allard devront se contenter de jouer « à la muette ». Ce sera la naissance de la pantomime-arlequinade. »

(Dictionnaire du théâtre. « La pantomime », J.P. Sarrazac)

XIXe siècle

[Gaspard Deburau]   « incarne de telle façon ses personnages que les spectateurs les reconnaissent immédiatement et qu’il n’a jamais besoin de parler pour exprimer ce qu’ils sont, et leurs espoirs et leurs détresses. Deburau, c’est le faubourg avec ses types populaires trouvés sur les marchés, dans les estaminets, sur le boulevard qui s’anime en fin d’après-midi. »

« Jusqu’à la fin du siècle [XIX°], des pierrots ressusciteront avec intérêt dans les cirques ambulants, car privés de spectateurs populaires, les théâtre-salons qui essayeront d’acclimater la pantomime à Paris n’y parviendront pas. Pierrot absorbe tous les autres types de la commedia dell’arte et c’est sous cet habit que les mimes nouveaux cherchent à se faire connaître. »

(Histoire des spectacles. Le mime, chapitre de Tristan Remy)

XXe siècle

« Etienne Decroux pense bientôt que dans l’art du geste tout est à reprendre, tout est à recommencer. C’est à Deburau qu’il faut selon Decroux, rattacher le fil d’un genre que ses successeurs ont brisé avec la parole, le chant et la musique. »

[…] Le « mime véritable » s’exprime par les mouvements du corps, dit Decroux, et il nomme sa technique le « mime corporel ».[…]« Marcel Marceau, un autre élève de Decroux, parait en Arlequin ; avec Barrault. Mais tandis que celui-ci demeure fidèle au théâtre, Marceau se consacre à la pantomime de style. En 1947, il fonde une compagnie invente le personnage de Bip […]. Bip est patineur, sculpteur, cycliste, peintre, athlète. »

(Histoire des spectacles. Le mime, chapitre de Tristan Remy)

 « Les études chez les Decroux sont une confirmation et une révélation, un nouveau regard sur le corps: l’expressionnisme débridé y est ironisé, le corps ciselé par morceau, l’inconscient parait exprimable. »

(Dynamique de la création: le mot et l’expression corporelle, Pinok et Matho)

« Pinok et Matho sont deux femmes qui ont su porter l’art du mime (…) à un degré de perfection peu commun. »

(L’avant-scène, bi-mensuel , 15 oct.1976, article de  Daniel Surugue)

 

 

 


Une Réponse to “HISTOIRE DU MIME”

  1. Superbement bien fait, Bravo !!!

    Ce site donne envie de mieux connaître le mime.

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